Mise en avant

RIEN N’EST GRATUIT

Le fait de favoriser notre mode de vie plus que la vie sur la planète incite ses partisans à mentir, à eux-mêmes et aux autres. Le premier mensonge consiste à prétendre que ce mode de vie n’est pas intrinsèquement destructeur. Au point de périclitassions de la vie sur notre planète où nous sommes nées, pas besoin d’étayer cette affirmation. Regardez simplement autour de vous.

La dernière chose dont le monde a besoin, c’est de plus de production d’énergie industrielle, qui sera utilisée pour faire ce que fait toujours l’économie industrielle – transformer le vivant en mort : nos forêts vivantes en planches de bois, nos montagnes vivantes en composants minéraux.

Rien n’est gratuit. Toutes nos action a des conséquences grave, quand vous volez votre voisin, votre voisin ne possèdent plus ce que vous leur avez volé. C’est aussi vrai lorsque les victimes de ce vol est animal, végétal que lorsqu’elle est humaine.

Cependant, il est vrai que, « Il est difficile de faire comprendre à quelqu’un que lorsque son salaire dépend de ce qu’il ne la comprenne pas. » et il est encore plus difficile de faire comprendre à des gens dont l’intégralité du mode de vie dépend de ce qu’ils ne comprennent pas.

Alors nous nous mentons. Pour le réchauffement climatique, des types comme Trump mentent ouvertement en niant la réalité. De l’écocide au génocide et aux agressions individuelles, c’est presque toujours la première ligne de défense des auteurs d’atrocités : ce qui se déroule devant vous, n’est pas en train d’arriver.

Les activistes du mouvement pour le climat véhiculent un mensonge similaire, dans le sens où ils semblent prétendre que la destruction causée par les industries du solaire, de l’éolien, de l’hydroélectricité et de la biomasse n’existe pas. Ou que, d’une certaine manière, les dommages qu’elles causent sont un sacrifice à concéder au nom d’un intérêt supérieur. Mais, comme toujours, c’est la planète que l’on sacrifie, et l’intérêt supérieur consiste en un supplément d’énergie accordé à l’économie industrielle. Ce qui n’est pas une bonne chose pour la planète actuellement encore vivante.

Par exemple, de grosses organisation, corporations « environnementales » sont en train de détruire de grandes étendues du désert de Mojave pour y installer une centrale de production industrielle d’énergie solaire. A votre avis pour qui sacrifie-t-on ce désert ?

Le désert n’est pas sacrifié, comme le prétend organisation dit « environnementales », pour sauver la planète, mais pour générer de l’électricité – principalement pour l’industrie.

La Terre n’a pas besoin de cette électricité : l’industrie, oui.

Mais encore une fois, depuis leur perspective narcissique, l’industrie est la terre. Et rien ne peut exister en dehors de l’industrie.

LE MYTHE DES RENOUVELABLES

Même en laissant de côté le fait que l’électricité générée par les « renouvelables » est utilisée pour alimenter l’économie industrielle, en d’autres termes pour détruire davantage la planète, les solutions représentées par l’éolien / le solaire / l’hydroélectricité / la biomasse sont nuisibles en elles-mêmes.

Par exemple, le solaire et l’éolien requièrent l’extraction de terres rares. Toute exploitation minière est un désastre environnemental, mais les extractions de terres rares en sont tout particulièrement. L’extraction de terres rares et leur raffinage ont, par exemple, ravagé les alentours de Baotou, en Chine. Comme l’a expliqué The Guardian, « Vu du ciel, cela ressemble à un grand lac, alimenté par plusieurs affluents ; mais depuis le sol on réalise qu’il s’agit d’une sombre étendue d’eau dans laquelle aucun poisson ni aucune algue ne peut survivre. La côte est recouverte d’une croûte noire, tellement épaisse que l’on pourrait y marcher. Dans cet immense bassin de rejet de 10 kilomètres carrés, les usines voisines déversent leurs eaux chargées de produits chimiques utilisés pour transformer les 17 minéraux les plus recherchés au monde, communément appelés terres rares. » Le sol de cette région a également été rendu toxique.

Ajoutons également qu’en plus des terres rares, l’industrie des panneaux solaires requiert bien d’autres matériaux listés en avril 2016 par le site Resource Investor

Entre autres :

  • l’arsenic (semi-conducteur)
  • l’aluminium
  • le bore (semi-conducteur)
  • le cadmium (utilisé dans certains types de cellules photovoltaïques)
  • le cuivre (câblage et certains types de cellules photovoltaïques)
  • le gallium, l’indium (utilisé dans les cellules photovoltaïques)
  • le minerai de fer (acier)
  • le molybdène (cellules PV)
  • le phosphore
  • le sélénium
  • le silicium
  • l’argent
  • le tellure
  • le titane.
  • ….

De la même façon, peu importe à quel point les activistes climatiques, les politiciens et les « environnementalistes » prétendent que les barrages sont « verts » et « renouvelables », il devrait être évident qu’ils tuent les rivières. Ils tuent les zones lacustres qu’ils inondent. Ils privent les rivières situées en amont des nutriments apportés par les poissons anadromes. Ils privent les plaines d’inondation en aval des nutriments qui circulent dans les rivières. Ils privent les plages de sédiments. Ils détruisent les habitats des poissons et des autres espèces qui vivent dans les rivières sauvages, et pas dans des réservoirs tièdes à l’écoulement ralenti.

Et puis il y a la biomasse

— une autre favorite des activistes climatiques en faveur des énergies « vertes » et « renouvelables ». La biomasse est une façon sympa de dire « brûler des choses ». En pratique, cela signifie qu’aux États-Unis, au Canada, en Afrique du Sud, en Allemagne, en Suède, en République Tchèque, en Norvège, en Russie, en Biélorussie, en Ukraine et dans bien d’autres pays, des forêts sont abattues pour alimenter la demande européenne en « biocarburants ».

Il y a des douzaines d’énormes usines à bois dans le sud-est des États-Unis. Devinez quel pourcentage des « bio-carburants » extraits de ces usines est exporté en Europe. Si vous avez dit 99% ou moins, essayez encore, vous êtes trop bas : oui, on parle de 100%. La plupart de ces arbres en provenance des États-Unis sont brûlés sous forme de pellets en Angleterre. Et il n’y a pas que l’Angleterre qui déforeste d’autres pays pour les besoins de l’industrie.

Un chercheur pro-industrie l’explique froidement, « Les ressources du nord-ouest de l’Europe n’étant pas suffisantes pour cette demande soudaine, la région s’appuie sur des importations de l’étranger. » Évidemment, ces pays déforestent également leurs propres territoires : près de la moitié de la production de bois en Allemagne consiste à couper des arbres, les réduire en pulpe, les sécher en pellets, et les brûler.

Et voilà comment on nous propose de « sauver le monde » ou, plus précisément, de continuer à alimenter l’économie industrielle, tandis que la planète, qui est notre seule maison, entre en période de convulsions mortelles.

Même en ce qui concerne les émissions de carbone, nombre de soi-disant victoires des activistes climatiques ne sont pas le fruit de réductions factuelles d’émissions carbone, mais plutôt de magouilles de comptabilité. Par exemple, voici un gros titre : « Le Costa-Rica revendique 99% d’énergie renouvelable en 2015. » Eh bien non, désolé. Tout d’abord, il s’agit « d’électricité » pas d’énergie. Dans la plupart des pays, l’électricité représente environ 20% de l’utilisation d’énergie. Alors réduisez leur pourcentage de 99% à un peu moins de 20%.

Ensuite, l’article affirme que « les trois quarts de l’électricité du Costa Rica sont générés par des centrales hydroélectriques, profitant de l’abondant réseau hydrographique du pays et des fortes pluies tropicales. » Cette électricité est donc générée par des barrages, qui, comme nous l’avons vu, tuent les rivières. Les barrages, qui plus est, ne sont même pas « neutres en carbone », ainsi que le prétendent les gouvernements, les capitalistes et les activistes climatiques. On sait depuis des décennies que cette affirmation est fausse. Les barrages émettent tellement de méthane, un puissant gaz à effet de serre, qu’on peut les qualifier de « bombes à méthane » ou « d’usines à méthane ».

Ce n’est pas tout, ajoutons également une autre pollution importante liée aux barrages, qui n’est pas évoquée ici, et que le quotidien suisse « Le Temps » exposait le 5 décembre 2016 dans un article intitulé : 

« L’empoisonnement au mercure, l’effet caché des barrages ».

Totalisant 23% de toutes les émissions de méthane par les humains, ils en sont la plus importante source d’émissions d’origine anthropique. Les barrages peuvent émettre, par unité d’énergie, jusqu’à 3 fois et demi la quantité de carbone atmosphérique émise par la combustion du pétrole, principalement parce que, comme le fait remarquer un article du New Scientist, « de larges quantités de carbone contenues dans les arbres sont relâchées lorsque le réservoir est rempli pour la première fois et que les plantes pourrissent. Après ce premier stade de désagrégation, les matières organiques décantées au fond du réservoir se décomposent en l’absence d’oxygène, ce qui a pour conséquence une accumulation de méthane dissout. Ce méthane est relâché dans l’atmosphère lorsque l’eau traverse les turbines du barrage. »

Donc lorsque qu’on vous raconte que les barrages sont « neutres en carbone », en réalité, on vous raconte qu’on « ne prend pas en compte le carbone émit par les barrages. » Mais tout cela n’est que comptabilité et n’a rien à voir avec le monde réel, qui lui, n’a que faire de la comptabilité.

Du point de vue de la santé de la planète, le mieux que l’on puisse dire des barrages est qu’ils finiront par s’effondrer, et que si la rivière est toujours en vie à ce moment-là, elle fera de son mieux pour s’en remettre. La biomasse, si c’est possible, est une arnaque de comptabilité bien pire encore. Elle est considérée comme « neutre en carbone », « verte » et « renouvelable », bien que la combustion de pellets de bois émette 15 à 20% de dioxyde de carbone de plus que la combustion du charbon. Ce chiffre n’inclut pas le carburant nécessaire au broyage, au chauffage, du séchage et au transport du bois, qui ajoute à nouveau 20% aux émissions.