Comment un eurodéputé peux empocher 300 en 5 minutes ?

A ne pas manquer ! comment certain eurodéputés peuvent empocher 300 avec 5 minutes de présence ?

Le journaliste de  » Le journal du Siècle TV » violenté par des eurodéputés qui n’apprécient vraiment pas le sujet ….

 

Mobilité : « Stef Proost encore un génie de la mobilité ? »

Comment peut-on dire une chose aussi banale et aussi peu intéressante que « le jour où l’usager en payera le juste prix, il réfléchira à chaque kilomètre parcouru » non mais allô quoi  C’est comme si je te dis « le jour où l’homme payera l’air, il réfléchira à chacune des bouffées d’air respiré » 

Je me demande combien est-il payé pour sortir une telle banalités ?


Dixit Stef Proost, professeur d’économie des transports et expert(*) en mobilité est catégorique :

la manière la plus efficace de s’attaquer au problème de mobilité est de décourager les déplacements. Des péages routiers, des transports publics plus chers : ce n’est que lorsque l’usager paiera le juste prix de son voyage qu’il réfléchira à chaque kilomètre parcouru et adaptera son comportement.

*Un expert n’existe pas dans les faits, le terme d’expert n’est utilisé que dans un contexte particulier.

Exemple : si l’on me demande de vérifier si un boulon est correctement serré, alors je deviens un expert en serrage de boulons, même si je n’ai pas les outils pour !  😉

 

Source : Mobilité : « Lorsque l’usager en paiera le juste prix, il réfléchira à chaque kilomètre parcouru »

Les angoisses silencieuses des élus locaux du MR

Du rififi pour Charles Michel ? le MR est occupé à gouverner avec la N-VA. Tout ? Non, car certains irréductibles chefs de village résistent encore à Bart De Wever. Car ce gouvernement fédéral ne sert pas toujours les affaires des mandataires communaux et provinciaux. Y compris ceux du parti du Premier ministre.

 

Un parti, c’est un pays. Avec ses monts et ses vaux, ses villes et ses champs, sa capitale et sa province. Avec ses gueux et ses barons. Avec son souverain. Après la Réforme, la religion du prince devenait celle de ses sujets, en vertu du principe « cujus regio, ejus religio« . Dans les communes de Bruxelles et de Wallonie, le petit peuple réformateur, lui, s’est fait une religion du choix de son prince. Avec une ardeur revancharde, il a dévotement soutenu la décision de Charles Michel d’aller seul, sans le CDH, sans les socialistes surtout, mais avec la N-VA, au gouvernement fédéral. Un conseiller communal seulement – à Sambreville – a alors rendu sa carte de parti. Sur les quelque 2 200 mandataires locaux MR issus du scrutin de 2012, la défection relevait bien moins du schisme que de l’apostasie. Une année plus tard, entre l’éclatante griserie du pari fédéral et la tranquille grisaille des pactes municipaux, les élus locaux réformateurs sont partagés. Comme quand monte l’angoisse de l’adultère après l’orgasme. Ils ont joui de mettre le PS dehors. Maintenant, ils tremblent d’entendre ses pas monter l’escalier. Ils espèrent pouvoir planquer la N-VA au placard. Au moins quelques mois, autour d’octobre 2018. Surtout là où le PS, partenaire dominant, impose son autorité maritale à la publication des bans. « Oui, il y en a beaucoup chez nous qui ont peur de se faire éjecter des majorités communales en 2018. Très clairement », pose discrètement -« même pas en off, en off de chez off » -, un parlementaire bleu.

Dans les villes rouges 

Cette peur naît d’un constat : dans les grandes villes du Hainaut et de Liège, dans quelques communes bruxelloises, dans les majorités provinciales wallonnes, le PS est pratiquement incontournable. Pour pouvoir y exercer le pouvoir, il faut se faire accepter par les socialistes. Or, les temps ne sont pas aux mamours entre rouges et bleus. Et la proximité des deux prochains scrutins, entre octobre 2018 pour les communales et les provinciales et le printemps 2019 pour les législatives et régionales, ne va pas favoriser les parades nuptiales avec la droite. Imagine-t-on les hennuyers Demotte (Tournai), Di Rupo (Mons), Gobert (La Louvière), Magnette (Charleroi) et Furlan (Thuin) reconduire leurs alliances respectives avec Marie-Christine Marghem, Georges-Louis Bouchez, Olivier Destrebecq, Olivier Chastel, et Marie-Françoise Nicaise, avec qui ils avaient choisi de composer en 2012 ? Alors que le PTB amusait encore les grands socialistes, et que ceux-ci, quoique moins que leurs homologues libéraux, misaient plutôt sur des gouvernements tripartites régionaux, national et communautaire ?

A l’époque, cette séquence politique, avec ses bouquets de violettes hennuyères et dans les collèges provinciaux de Liège, du Brabant wallon et du Hainaut – terres d’élection de Di Rupo, Magnette, Chastel et Michel… – avait donné à la composition des apparences de systématisme. « Bien sûr, on avait 2014 en tête en 2012 », dit d’ailleurs aigrement Olivier Chastel. Il peut s’aigrir : 2012 n’a rien annoncé de 2014, sauf son contraire. « Alors, aujourd’hui, à trois ans du scrutin, on est vraiment très loin d’y penser. Très très loin », ajoute le président réformateur, dont le profil libéral social moins encore que la bonne entente avec Benoît Lutgen et avec Paul Magnette, déjà proverbiale à Charleroi, doivent aider son parti à renouer avec ses très rancuniers concurrents. « Quoiqu’il en soit, chez nous comme dans les autres formations, les hauts cadres du parti interviennent peu dans la composition des coalitions locales. Ce qui compte, c’est avant tout la dynamique à l’oeuvre dans la commune, comment les gens s’entendent ou pas, ce qu’ils peuvent faire ensemble ou pas. Le président d’arrondissement, ou le président provincial, ou le président national, n’interviennent qu’en tout dernier recours ».

A chacun, dès lors, de se fignoler la stratégie. Elle est plus rude à Tournai ou à Mons, où Marie-Christine Marghem et Georges-Louis Bouchez disent viser, parce que c’est plausible ou parce que ça donne bien, un mayorat dans une majorité socialiste. Elle est plus douce à Charleroi, dont Olivier Chastel dit vouloir progressivement s’effacer, où à Liège, dont les libéraux sont écartés de la majorité communale depuis 1982. « Nous, on est déjà cocus trois fois », explique ainsi un libéral liégeois. « Sans Christine Defraigne et ses proches, Reynders battait Charles Michel. Pourtant, un, elle n’a pas été ministre, deux, c’est une Bruxelloise qui a remplacé Hervé Jamar, et trois, celui à qui le poste de gouverneur de Liège était promis, Philippe Dodrimont, devait quitter le Parlement wallon au profit de son suppléant, le Serésien Fabian Culot, qui travaille bien à se rapprocher des socialistes de Seraing, qui ne sont pas les moins influents dans l’espace liégeois… »

Conséquence : lorsqu’un conseiller communal liégeois veut indisposer les socialistes en suggérant le vote d’une motion condamnant des actions syndicales qui ont entravé la circulation, y compris celle des ambulances, ses camarades et sa patronne l’en empêchent. « Je veux raviver le patriotisme liégeois, pas les divisions, même si pour autant on ne baisse pas notre pantalon », déclare Christine Defraigne.

Dans les campagnes bleues 

Le MR est tendanciellement mieux pourvu que le PS dans les entités plus petites. Il compte 101 bourgmestres en Wallonie, plutôt dans les communes rurales ou semi-rurales que dans les pôles urbains. Les stratégies, comme la configuration, y diffèrent. « En 2018, dans des régions comme le Hainaut ou Liège, c’est vrai que nos élus auront plutôt intérêt à aller vers le PS qu’à s’en éloigner. Mais chez nous c’est l’inverse, puisque nous sommes plutôt dominants dans les zones plus rurales », souligne François Bellot, député wallon, bourgmestre de Rochefort, et fort, comme président de fédération du sud namurois, d’avoir « négocié des dizaines et des dizaines d’accords communaux ». Il n’a entendu aucune récrimination au moment de l’accord suédois au fédéral dans sa population, ni chez ses administrés, ni chez ses électeurs, ni chez ses citoyens, ni parmi ses militants et mandataires. Mieux, ou pire, pour ce centriste attitré, « parfois, on nous reproche même de nous distancier de certains propos limites de ténors de la N-VA, sur les réfugiés ou sur l’immigration ».

Mais les économies que porte le gouvernement fédéral dans tous les services publics, les bureaux de poste qui se raréfient, les gares qui ferment, les trains qui sont supprimés, les justices de paix qui fusionnent ne sont-elles pas de nature à crisper l’électeur rural ? « Ça agite surtout les syndicalistes », tempère Benoît Piedboeuf, député fédéral et président de la fédération luxembourgeoise du MR. « Lorsqu’il y a des inquiétudes, il faut faire preuve de pédagogie, et faire jouer ses relais », précise François Bellot, dont la Justice de Paix a été délocalisée à Ciney par la réforme lancée par Koen Geens.

Le temps, qui laisse deux ans et demi avant la prochaine échéance électorale, et le fait que d’autres services publics, tout autant soumis à des impératifs d’économie que ceux du fédéral, comme les TEC en Wallonie ou l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles sont gérés par d’autres gouvernements que celui de Charles Michel, peuvent rassurer les municipalistes réformateurs. « Ce gouvernement fédéral, c’est un pari. Il ne sera réussi que si les résultats sont là. Si c’est le cas, je serai à l’aise, en 2018, pour expliquer que oui, c’était une politique de droite, mais qu’elle a été bien recentrée par l’action du MR et du CD&V. On a toujours sur le dos les responsabilités qu’on porte, et l’électeur est souvent beaucoup plus intelligent qu’on ne le croit : il a du discernement », résume Benoît Piedboeuf, toujours confiant. Et pour cause : il est un des bourgmestres les plus tranquilles de Belgique. En 2012, une seule liste, la sienne, a participé aux élections dans sa commune gaumaise de Tintigny, et il y a peu de risques qu’il en soit autrement en 2018.

Dans et autour de la capitale de Flandre

Les nationalistes flamands nourrissent pour la Région capitale une notoire amertume. Au gouvernement flamand comme au gouvernement fédéral, leurs intérêts peuvent contredire ceux des municipalistes bruxellois. Dans les communes à facilités, à Linkebeek en particulier, c’est une ministre N-VA de tutelle, Liesbeth Homans, qui mène la vie dure à un bourgmestre et parlementaire MR, Damien Thiéry. A l’avenue de la Toison d’Or, Olivier Chastel suit « évidemment » de près le dossier : « La N-VA est consciente que ça nous pose un problème, qu’on ne peut pas ne pas défendre la démocratie et notre leader local », dit-il. Mais, précise Vincent De Wolf, secrétaire politique de la fédération bruxelloise, « on ne peut pas vouloir un fédéralisme bien cloisonné et puis dire que ça concerne le gouvernement fédéral. Au niveau institutionnel, c’est entre la commune et le gouvernement flamand, et c’est difficile de contourner ça… » L’inamovible bourgmestre d’Etterbeek, notamment avec le PS, a vu le ministère régional auquel il aspirait lui filer entre les doigts à l’été 2014. Il est depuis chef de l’opposition libérale au parlement régional.

Dans l’antichambre de son bureau mayoral, des présentoirs offrent des prospectus du collectif Pas Question !, celui-là même qui a miné le résultat du CDH bruxellois aux dernières élections. Or, le successeur de Melchior Wathelet, c’est Jacqueline Galant. Elle promet une solution pour bientôt dans le dossier épineux du survol de Bruxelles. Comme président du conseil des bourgmestres bruxellois, Vincent Dewolf a fait adopter une position commune aux dix-neuf mayeurs. « C’est un paradoxe que ça soit moi qui fasse la synthèse, mais c’est chouette, car les bourgmestres ont pu passer au-dessus des particularismes locaux et de la petite politique fédérale, alors que le parlement bruxellois s’est, lui, un peu transformé en Parlement fédéral à l’envers, avec des députés de la majorité régionale qui passaient leur temps à critiquer la majorité fédérale… » Ce paradoxe autour du plan de survol, Olivier Chastel le caractérise différemment. « C’est très compliqué. C’est même le plus compliqué des dossiers à arbitrer par un de nos ministres », dit-il. Le banquet des vainqueurs, à la fin de l’aventure, vaudra la peine d’être dessiné. On verra qui fera office de sanglier. Et quel barde sera bâillonné. ?

N. D. D.

« Oui, il y en a beaucoup chez nous qui ont peur de se faire éjecter des majorités communales en 2018 »

Source : MR : les angoisses silencieuses des élus locaux – Belgique – LeVif.be

Le MRAX se porte partie civile contre M. De Wever | MRAX

bartjavol

 

Le 23 mars 2015, le Député-Bourgmestre d’Anvers et Président de la NVA, M. Bart De Wever, tenait les propos suivants sur la chaîne flamande VRT :

 

« Nous avons autorisé la mauvaise sorte de migrants (à venir) en masse. (…). Je n’ai jamais rencontré un migrant asiatique qui se dise victime de racisme ». 

Considérant que le racisme était une notion « relative » et trop souvent invoquée comme excuse pour justifier des échecs individuels, il visait la communauté marocaine en particulier en déclarant :

« Surtout les Berbères. Ce sont des communautés fermées, avec une défiance envers les autorités ». 

Convaincu du caractère raciste et pénalement répréhensible des propos tenus devant une large audience, le MRAX avait exigé de M. De Wever qu’il s’excuse publiquement, ce qu’il avait refusé.  Notre mouvement avait alors annoncé qu’il se constituerait partie civile auprès d’un juge d’instruction[1]. Ce qui a été fait ce vendredi 8 janvier.

Par ailleurs, une plainte a également été envoyée devant le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, M. Nils Muižnieks, afin qu’il prenne position quant aux propos tenus par M. De Wever.

« …je demanderais moi-même au président de la Chambre, Siegfried Bracke, de lever mon immunité parlementaire. »

Nous mettons maintenant M. De Wever face à ses responsabilités et l’enjoignons de donner suite à son engagement en renonçant dès aujourd’hui à son immunité parlementaire.

Le racisme est un délit, pas une opinion !

 

Carlos Crespo – Président du MRAX

[1] Communiqué de Presse du MRAX, « Errare humanum est perseverare diabolicum » du 1er avril 2015

 

Source : Le MRAX se porte partie civile contre M. De Wever | MRAX

Des sanctions aussi pour les travailleurs bénévoles !

Kris Peeters

c’est bientôt fini ! le principe du bénévolat, car avec les propositions des ministres Kris Peeters et Koen Geens et le secrétaire d’État Bart Tommelein propose que tout travaux non déclarés seraient hors la loi !

Désormais, toute personne réalisant un travail au noir pourra être sanctionnée. Jusqu’à présent, seuls ceux qui percevaient des allocations risquaient une sanction. Les ministres Kris Peeters et Koen Geens et le secrétaire d’État Bart Tommelein ont proposé plusieurs adaptations du Code pénal social en commission de la Justice de la Chambre, annonce le cabinet de ce dernier dans un communiqué.Il y a cinq ans, le Code pénal social avait été établi comme l’instrument par excellence pour les services d’inspection sociale et la justice. Il leur permet de lutter contre la fraude sociale et de la sanctionner avec plus d’efficacité. Le secrétaire d’Etat à la Lutte contre la fraude sociale Bart Tommelein annonce toutefois mardi une adaptation importante de ce Code: « toute personne qui travaille au noir pourra être sanctionnée. »

À l’heure actuelle, il existe des sanctions uniquement pour les personnes qui bénéficient d’une allocation de chômage, d’une indemnité de maladie, etc. Lorsqu’elles sont prises en faute, elles peuvent perdre provisoirement leur allocation ou indemnité ou devoir rembourser des allocations ou indemnités indûment perçues. « Après l’adaptation du code, tout citoyen qui effectuera sciemment du travail non déclaré pourra se voir infliger une amende administrative« , annonce le communiqué. « Un peu de noir n’est pas une option acceptable. Si plus de personnes travaillent officiellement, nous payons tous moins d’impôts« , fait valoir le secrétaire d’Etat.

La longueur de vos doigts en dit beaucoup sur votre personnalité!

La longueur de vos doigts en dit beaucoup sur votre personnalité!

 

Il existe tout de sorte de trucs pour prédire votre avenir ou lire votre personnalité. Nous n’avons qu’à penser aux personnes qui consultent des voyantes, qui utilisent les cartes Tarot ou celles qui sont avares des différents tests de personnalité présents sur le web.

Mais, saviez-vous qu’outre tous ces trucs, il était possible d’identifier clairement votre personnalité par la simple observation de vos doigts? Voici un petit test bien sympathique mis en ligne par le site Elite Readers. Essayez-le ici, vous verrez:

Premièrement, observez bien les doigts de votre main gauche et choisissez le modèle qui y correspond dans l’image ci-dessous:
Maintenant, lisez le descriptif ci-dessous qui correspond à votre modèle de main:

MODÈLE A

Vous êtes une personne très attirante, facile à approcher. Vous êtes le genre de personne qui aime prendre des décisions ou des risques et, bien sûr, vous n’êtes pas facilement ébranlable devant un problème inattendu. Vous êtes du genre empathique et vous éprouvez beaucoup de compassion pour les personnes que vous côtoyez. Vous êtes une personne très brillante et votre personnalité cadre bien dans les domaines de l’ingénierie ou de la science. Vous êtes le genre de personne qui aime s’adonner à des jeux de logiques ou des mots croisés.

MODÈLE B

Les gens qui ont l’index légèrement plus long que l’annulaire sont des personnes confiantes et autonomes. Vous êtes du genre à apprécier votre propre compagnie et vous détestez perdre du temps pour des questions banales. Vous n’êtes pas du genre à prendre les devants, que ce soit en matière de travail ou de relations. Cependant, vous aimez beaucoup l’attention qu’on porte sur vous et vous acceptez volontiers les louanges qu’on vous envoie.

MODÈLE C

Vous êtes le genre de personne paisible et facile à vivre. Vous détestez les conflits ou les situations compliquées et tendues. Par contre, quand surviennent des conflits, vous avez un tempérament assez réactif qui peut mener à de longues séances d’obstination! Vous êtes une personne bien organisée qui s’entend généralement bien avec tout le monde. La loyauté envers vos proches et amis est une valeur importante pour vous. Vous êtes très, et parfois trop, dévoué au travail.

Le coût du vote électronique, 4,3 euros par électeur !!!

4,3 euros par électeur

Le coût du vote électronique, 4,3 euros par électeur !

J’aimerais bien étudier ce dossier de très près

La Cour des comptes s’est intéressée, pour la première fois, au coût du vote électronique. Constat : c’est deux à trois fois plus cher que le vote papier. La Cour s’étonne aussi du dédommagement réduit perçu par l’Etat pour le bug de 2014.

Curieusement, depuis le lancement du vote électronique en 1991, la Cour des comptes ne s’était jamais penchée sur le coût que cela représente. Une lacune comblée dans son dernier et 172e cahier, avec désormais des chiffres précis mais aussi des lacunes : en effet, le SPF Intérieur n’a pas été en mesure de fournir, à la Cour, les documents relatifs aux premiers achats de matériel entre 1992 et 1998, et ce malgré les commandes encore intervenues sur ces marchés en 2013 et 2014. Malgré ces archives incomplètes, la Cour a établi le coût des différents systèmes fonctionnant lors du dernier scrutin électoral, en 2014.

Il existe trois systèmes : le plus ancien, Jites (avec carte magnétique), développé dans 39 communes wallonnes et 17 communes bruxelloises par la firme Stésud ; le plus récent, Smartmatic (avec preuve papier), dans 151 communes flamandes et 2 bruxelloises ; et, enfin, Codi qui permet de transmettre, par voie électronique, les résultats de tous les votes au ministère de l’Intérieur, le soir des élections. Résultats des courses : les dépenses relatives à Jites, sans tenir compte du matériel acquis précédemment puisque les documents n’existent plus, s’élèvent à 1,31 million d’euros. Pour Smartmatic, les frais d’assistance le jour des élections ont été facturés à 1,9 million d’euros. Le matériel et le développement de ce logiciel, eux, ont coûté 38,8 millions. Pour Codi, les dépenses pour les élections de mai 2014 se sont élevées à 2,4 millions. A tout cela, il faut encore ajouter les frais d’agrément des logiciels par un organisme certifié, en l’occurrence PricewaterhouseCoopers : 150 000 euros.

Il est difficile de calculer un coût unique par électeur au niveau national. On peut néanmoins tenter l’exercice par système de vote. Ainsi, le coût de Jites divisé par le nombre d’électeurs ayant utilisé ce système (1 million) s’est élevé, en 2014, à plus de 1,3 euro par électeur, mais toujours hors amortissement de l’investissement en matériel. Pour Smartmatic (2,8 millions d’électeurs concernés), si l’on table sur un amortissement raisonnable du matériel sur dix ans soit quatre scrutins de 2014 à 2024, le coût serait de 4,3 euros par électeur. Et cela sans compter les frais d’agrément ni les dépenses liées à Codi qui profite à tous les votes, papier et électroniques. Bref, par rapport au vote papier, qui revient à 1,5 euro par électeur (selon plusieurs réponses parlementaires), le vote électronique reste plutôt cher. Surtout lorsqu’il est victime d’un bug… Même observation pour les frais d’agrément alors que l’organisme certifié n’a pu prévenir ce dysfonctionnement.

Concernant justement l’incident informatique du 25 mai 2014, la Cour des comptes relève que le dédommagement réclamé par l’Etat à la firme Stésud, dont le logiciel Jites avait failli, était, au départ, de 524 000 euros. Après négociation, ce montant a été réduit de 25 %, soit à 405 900 euros. Pourquoi une telle diminution ? Le SPF Intérieur « a revu à la baisse l’estimation du préjudice moral et réévalué le nombre de jours de prestation facturés pour la partie logicielle responsable du bug », dit le rapport de la Cour. On n’en saura pas davantage. Le SPF voulait visiblement éviter un long procès. On peut néanmoins conclure que Stésud s’en est très bien sorti.

Par ailleurs, la Cour remarque que le marché initial du système Jites aura été prolongé, au final, pendant plus de vingt ans, une « durée anormalement longue » pour un marché public, souligne le rapport. Dès lors, la Cour recommande au SPF Intérieur « de veiller à garantir régulièrement une concurrence », « pour éviter l’instauration de monopoles de fait et des rentes financières qui y sont associées ». On ne peut le dire plus clairement.

Source : Les coûts cachés (et exorbitants) du vote électronique – Belgique – LeVif.be